Pourquoi les anime hentai les plus récents sont-ils censurés ?

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SSO
Le 14/03/2020 à 13:30
Le temps de vous faire patienter à la publication de nouveaux contenus, nous pensons qu'il est intéressant de revenir sur quelques sujets qui ne cessent de délier les langues sur le net. Certains prêtent à débat, et d'autres dont justement la réponse devrait être à la portée du premier venu, avec un peu de logique et de recherche. Si vous y êtes complètement étranger ou souhaitez candidement profiter d'un peu de lecture entre deux actes, ce billet complètement vulgarisé est fait, avec amour, pour vous.
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[Culture] Pourquoi les anime hentai les plus récents sont-ils censurés ?


Vous pouvez remarquer que de nombreux dessins animés pour adultes, avec une qualité vidéo et d'animation plus récentes semblent subir une censure de haute volée. En effet, une raison politique est derrière ce revirement de situation... et cela ne date pas d'hier ! Ou presque dira t-on.

Une règle de censure était déjà présente dès 1869 avec l'ordonnance "Shuppan jourei", approuvée et confirmée en 1875 sur le Journal Officiel. La publication de la loi fut entérinée en 1893 avec la "Shinbunshi jourei" & "Shuppan-hou". La fin de la Seconde Guerre mondiale a avancé les remises en question sur le contrôle des média.

Ceci se poursuit fin des années 2000, où certains hauts lieux du gouvernement japonais souhaitent repenser et recontrôler le marché du manga, au sens propre du terme. Le marché pornographique (domaine qui nous intéresse là) en est le plus conséquent. Cependant, le secteur d'animation se mit à battre de l'aile : les restructurations se multiplient, les chercheurs d'emploi également, une modification structurelle du travail à plein temps pour une expansion du mi-temps/freelance, faillite et ré-création autodidacte par des producteurs de renom etc. Le secteur pour adultes est forcément le plus touché ; c'est là une belle occasion pour proposer un projet de loi, par nos amis politiciens.

Ainsi le gouverneur de Tokyo de l'époque, Shintaro Ishihara, prit le taureau par les cornes et mit en place la loi sur la censure du matériel pornographique national, afin de se débarrasser des manga jugés indécents. Il s'agit de la désormais célèbre loi 165. Celle-ci fut appliquée le 1er juillet 2011, après une concertation obscure et une modification anticipée sur deux ans. La première version brute du texte de loi qualifie de crime la distribution tout dessin animé, manga ou jeu, jugé "litigieux", par le gouvernement japonais. Cette dernière cible spécifiquement du contenu réalisé par dessin ou animation (2D donc), glorifiant incorrectement ou encourage une activité sexuelle dite illégale, et toute œuvre mettant en scène des femmes soumises à des actes sexuels contre leur gré (viol) ou éthiquement amoral par liens de sang ou de reconnaissance nationale (inceste même non parenté).

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Cette loi ne permet pas en outre de partager la zone d'action, ce sont les fonctionnaires et politiciens comme Shintaro Ishihara et son adjoint Naoki Inose, de faire preuve de jurisprudence. Il est largement prévu que l’activité sexuelle des mineurs (à savoir quoi que ce soit impliquant des écolières) est destinée à faire partie de l’interdiction, en temps voulu. Elle sera ainsi également destinée à couvrir l’animation, allant de nos anime aux jeux vidéo. La portée concrète de la loi exclut les romans et le matériel photographique, dont certains studios usent du gravure idol. La partie 3D n'est pour l'instant pas concernée. Le texte de loi visait également des évènements populaires à les interdire (Comiket).

En novembre de la même année, la loi fut revue partiellement : les retombées ont ainsi amorcées l'auto-censure que devront réaliser les producteurs et éditeurs à toute forme d'acte sexuel. Techniquement, le viol et l'inceste peuvent continuer à prospérer car ils relèvent de l'imagination et non d'une incitation à l'acte. Aussi, elle n'est désormais plus "visible" puisque tout organe reproducteur est ainsi effacé, voilé, mosaïqué. Les dessins où sont mis en scène les mineurs sont également contrôlés, mais subsistent, en attendant un nouvel amendement. Celui-ci est plus ou moins arrivé en 2015, avec l'interdiction de contenus réels sur des mineurs de moins de 13 ans (pédopornographie). Cet amendement ne concerne que la partie 3D et échanges réels (notamment les ébats dans le domaine étudiant). Depuis cette année d'ailleurs, vous jugerez que les genres lolicon et shotacon sont revenus en force, en partie parce que cet amendement a confirmé que les productions basées sur le dessin ne rentrent pas dans cette catégorie. Enfin, les évènements tels que le Comiket sont encadrés mais tolérés. Le contenu amateur (doujin) proposé sera réglementé, ce qui a poussé dernièrement aux esprits fertiles de soumettre leurs créations de manière exponentielle sur le web. Le cosplay fut dernièrement touché, et devrait prochainement lui aussi faire l'objet d'un article. Tout média de ce type devra inscrire et reporter ces mentions légales, s'il souhaite poursuivre ses activités.

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Le contenu que vous trouverez après le 1er juillet 2011 sera donc soumis à l'auto-censure : Aki Sora fut historiquement le premier média papier et anime à subir cette réglementation, en dépit de l'absence d'organes visibles (il fut même interdit à plusieurs reprises et n'est que récemment ressorti). Quelques média sont passés entre-temps, pornographiques ou déclaré sulfureux (de juillet à octobre 2011) puisque achevés ou profitant de la confusion générale. Certains sont en outre réapparus sur le web ces six derniers mois, avec Gakuen Saimin Reido, Sweet Home H ou Makai Tenshi Djibril 3. Le matériel fut largement prohibé certes, certains média sortent de nulle part, ce qui fait de ces exemplaires (matériels ou immatériels, dits leakés) d'une rareté providentielle.

Le marché s'est depuis reconditionné et les studios ont repensé leur stratégie commerciale. C'est pourquoi vous trouverez difficilement certains genres de cette période, quelques séries avortées ou un changement d'animation entre deux épisodes. Le matériel non censuré que vous trouverez sont principalement des licences acquises hors de l'Archipel. En effet, sur la plupart des pays occidentaux, nous considérons ces œuvres comme de la pornographie, rentrant dans notre propre réglementation. La censure visuelle n'étant pas une nécessité, cela nous a conduit début 2016 à la redécouverte de Fuzzy Lips sous tous ses angles, de manière légale (par Kitty Media).

Plus rarement, les productions dénuées de toute forme de censure sont des fichiers largement modifiés, image par image afin d'enlever numériquement toute impureté. Le travail est souvent amateur, et de mauvaise qualité. Dans tous les cas, du non-censuré d'après 2011 se fait denrée rare, et personne n'y pourra quelque chose. L'ampleur international relié à la VOD de productions conventionnelles a davantage amplifié le phénomène. Le contenu ressortant -même d'avant 2011- reste soumis à sa dernière période de sortie, et sera donc sous la loi 165. En tant qu'exemple, Mezzo Forte, dessin animé japonais de 2000, est réapparu récemment en version censurée.

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Les images illustrent le propos et ne réflètent pas forcément le genre en question.

En espérant que ce pavé vous aura fait réfléchir et attisé votre curiosité. N'hésitez surtout pas à partager notre travail, si vous voyez quelqu'un se poser la question.
Vous pouvez nous faire part de vos remarques. Toute critique/idée est la bienvenue. Pas envie de commenter ? Remerciez-nous en cliquant juste sur ce lien.


mis à jour le 22 mai 2016

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Sources (FR)



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BOWSER
Le 30/03/2020 à 04:31

Bonjour merci d'avoir pris le temps de ré-éxpliquer cette loi de merde qui a fait entré le japon en pleine chute démographique (bien fait pour leur gueule) sauf que,quand les dvd sorte sur le marché ont a droit a du non censuré est ce que c'est une sorte déchapatoire a leur loi débile ? Car tout le monde c'est ce qui ce cache dérrière la mosaïque des parties intimes des protagoniste :-)




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SSO
Le 30/03/2020 à 09:18

Coucou Bowser, alors non, même depuis 2011, toute sortie physique est censurée au Japon, que ce soit en DVD, Blu-Ray et même en CD audio. Soit je pense que tu parles des sorties récentes "non-censurées" des différents animes parues aux US et en Allemagne, qui ne subissent pas la loi japonaise, soit que tu parles des anime issus du label Suiseisha. Ce label a non seulement la particularité de fournir pour la télévision japonaise une version tronquée et censurée, où aucun allusion et acte sexuel n'est montré, mais aussi de proposer six mois plus tard une version commerciale physique, moins censurée (mais l'est quand même toujours pour respecter la loi au Japon).

Le dossier est un peu vieux, et doit être actualisé, car le Japon parle de revoir les différents articles de loi pour adoucir les règles en vigueur. Certaines rumeurs parlent même d'un retrait des mosaïques en fonction du contenu, mais le COVID-19 vient de repousser indéfiniment les pourparlers... Wait and see.




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POK3DEXTEUR
Le 04/05/2021 à 17:16

j'éspere qu'il vont enlever les censure




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